Nous sommes en 1981. Voldemort est tombé. Les Mangemorts en déroute sont pourchassés à travers toute l'Angleterre.La société sorcière anglaise, exsangue, doit se reconstruire après cette guerre. Et si la reconstruction commençait à Poudlard ?


    John Christopher Aberline III

    Partagez

    John Christopher Aberline III

    Message  John C. Aberline le Sam 29 Aoû - 0:58

    Identité


      Nom Aberline

      Prénom John "Johnny" Christopher Frederic, 3éme du nom.

      âge et date de naissance Nous sommes en 1981.

        Professeurs et/ou personnel : 32 ans, 9 juin 1949


      *Signe astrologique : Gémeaux
      *Groupe sanguin : O+
      *Droitier ou gaucher : Droitier

      Poste demandé : professeur



    Physique

      Taille : 1m78

      poids : 72 kgs

      corpulence : John est un "petit modèle" : d'une taille honnête, il n'est ni très musclé, ni très lourd. Il fait donc pâle figure, bien qu'il soit à côté de ça admirablement proportionné et particulièrement séduisant. Mais il a une attitude distante, une démarche qui manque d'assurance et de stabilité et du flou dans les gestes, comme de nombreux ivrognes chroniques.

      Cheveux : Très noirs, ses cheveux souples sont relativement courts, en général plutôt bien coiffés, soigneusement séparés par une raie au milieu... Malheureusement pour lui, le moindre coup de vent suffit à le décoiffer.

      Yeux, regard : Johnny a les yeux sombres, noirs, mats, et intelligents. Son regard est calme, posé, réfléchi, rarement malveillant, presque aussi rarement bienveillant. Il n'est pas du genre à détourner le regard, et même au plus profond de sa saoulographie, il réussit à garder un regard ferme.

      Visage : Il a un visage assez séduisant, au teint pâle, aux traits réguliers, mobiles et peu marqués. Il reste généralement très sérieux, et il est rare qu'on le voie sourire. Il porte la moustache et une petite barbe, ainsi que des "pattes" à la mode 1890.

      Style vestimentaire en dehors des cours : Johnny porte des costumes trois-pièces noirs, des chemises blanches à col droit, des cravates, bref des vêtements éminemment respectables, comme pour dissimuler ce qu'il a de peu respectable...

      *Particularité(s) : de nombreux tatouages, un peu partout sur le corps, et notamment un autour de l'index droit, comme un anneau.


    Caractère


      Qualités Johnny est quelqu'un d'éminemment intelligent et intuitif, perspicace et vif d'esprit. Il est également soigneux, méticuleux, d'une grande délicatesse et capable de précision. C'est aussi un tireur très capable. Il est observateur et possède un bon esprit analytique et la capacité de planifier ses actes dans certaines circonstances. Il a également beaucoup d'imagination. Il s'attache rarement, mais quand il le fait, il se donne corps et âme, avec une sorte de désespoir poignant qui le rend attachant. Il peut parfois être généreux, et défendre ceux qui souffrent.

      Défauts Paradoxalement, John est aussi très égoïste. Il est un peu paranoïaque sur les bords, persuadé que nul ne peut le comprendre et qu'il est seul au monde, sans s'apercevoir que des gens autour de lui s'inquiètent pour lui et lui témoignent de l'affection, de la tendresse et même de l'amour. Il n'a pas de scrupules, et n'hésite pas à tuer, que ce soit pour sauver sa propre vie (cf histoire) ou pour punir des meurtriers. A la fois conscient de la dureté de la vie et parfaitement inconscient et irresponsable en situation dangereuse, il n'a pas eu d'enfance à proprement parler et est donc facilement amer et cynique. Il est également envieux de l'innocence des autres jeunes gens de son âge et vaguement dépressif sur les bords. Froid et distant avec tous, il est un peu asocial et, avec les femmes, se montre aussi bien charmeur qu'odieux : il est beau, il le sait et il aurait bien un peu tendance à en profiter... Comme il le dit lui même : "Une fois l'âme aspirée, l'incube se désintéresse de la jeune fille vierge." Enfin, il est alcoolique et toxicomane au dernier degré...

      *Evolution du caractère John n'a jamais été très attentif aux autres, et avec les années, ça ne s'est pas arrangé... et ses vices n'ont fait qu'empirer.

      Ce qu'il aime et ses passions La plus grande passion de John, ce sont les poisons. Il les collectionne et leur voue une adoration morbide. Il en connaît tous les effets, dans les moindres détails, sait quels sont les antidotes, comment les administrer pour en maîtriser la vitesse d'effet... Séducteur, il aime les femmes. Habitué à être rejeté, il aime la solitude, la lecture et le silence. Il aime aussi la musique et pratique d'ailleurs le piano en virtuose. Il n'y a que peu de personnes qui comptent pour lui, mais parmi elles, il y a sa demi-soeur Ludmilla, et les deux femmes dont il ait jamais été vraiment amoureux : sa cousine Mary et la belle Victoria, toutes deux décédées. Il tolère la présence d'Alistair Dragonsword, ancien prétendant de sa défunte fiancée Catherine, qui le considère comme un ami, et de Cléhadore Wargreaves, ancien camarade de Poudlard.

      Ce qu'il déteste et ses phobies Il déteste son père, le Comte John C. Aberline II, et cette haine est amplement partagée par ce dernier. Il a pour ennemi juré son demi-frère, le docteur Demetrius Attwood, et, dans une moindre mesure, tous les Mangemorts. Il méprise les autorités et l'ordre établi, de même que les convenances, qu'il ne respecte guère, faisant scandale dans la bonne société londonienne. Sa plus grande peur est de revoir un jour son père, qui a disparu après avoir essayé de le tuer et l'avoir maudit. Ce souvenir est un cauchemar qui revient souvent le hanter... Son autre phobie est, là aussi basée sur l'expérience : il déteste les fouets, cravaches et autres instruments du même acabit...

      *Tic : le tic de beaucoup de drogués : quand le manque commence à se faire sentir, John a les mains qui tremblent, des gestes brusques, il incline la têtes sur l'épaule, renifle... je ne vous fais pas de dessin !

      *Particularité(s) John a tendance à être persuadé qu'il est seul au monde. Il est étonnamment imperméable et aveugle à tites démonstration d'affection.



    Famille


      Les tuteurs : Son père, John C. Aberline II, est un homme extrêmement charismatique, et d'une violence inouïe, un vrai démon de la séduction.
      Sa mère biologique, Carolyn Aberline, est la soeur de John II. Devenue folle à la naissance de son fils, elle mettra au monde un autre enfant avant d'être interné, puis de se suicider sous les yeux de Johnny.
      Sa mère adoptive, Claudia Aberline, est l'épouse de John II. Elle vouait à Johnny une haine farouche et se suicidera après avoir tenté de le tuer.
      Son tuteur légal après la disparition inexpliquée de son père est son oncle Alexander, un homme droit et intègre, qui a pour son neveu beaucoup d'affection.
      Le(s) (demi)frère(s) et (demi)sœur(s) : Mary, la fille de Carolyn, dont Johnny est tombé amoureux. De deux ans sa cadette. Décédée.
      Demetrius, le fils de son père et d'une de ses maîtresses, de deux ans son cadet.
      Ludmilla, la fille de son père et d'une autre maîtresse, de sept ans sa cadette.

      *Maris/femme/enfants :
      Fiancé à deux reprises, d'abord à Miss Catherine Locklear, puis à miss Victoria Newcastle, Johnny ne s'est marié qu'une fois, à Victoria, et est veuf, la jeune femme étant décédée en donnant naissance à ce qui aurait du être un fils.

      *Autres Ses deux amis, Alistair Dragonsword et Cléhadore Wargreaves, bien que ne partageant pas de lien de sang avec lui, font partie de sa famille à ses yeux, et de façon plus légitime que tous ses oncles et tantes qui se sont toujours moqué de lui et de sa vie.

      Relations avec la famille
      Alors... dans le genre compliqué...
      Johnny hait son père et celui-ci semble bien le lui rendre, puisqu'il lui a fait subir toutes ces tortures et a tenté de le tuer à maintes reprises... et pourtant, John II a également plus d'une fois protégé son fils. Il a disparu un jour, mais, dans l'ombre, n'a jamais cessé de poursuivre Johnny.
      Le jeune homme a ignoré jusqu'à l'âge de douze ans que sa véritable mère était également sa tante Carolyn, soeur de son propre père. Carolyn a-t-elle jamais aimé son fils ? C'est peu probable, puisqu'elle s'est suicidée devant lui.
      L'épouse de son père, Claudia, le haïssait. Persuadée que, si son époux ne l'aimait pas, c'était à cause de l'enfant, elle a tenté de le tuer quand il avait cinq ans, avant de se suicider.
      Après la disparition de John II, c'est Alexander Aberline, l'oncle de Johnny qui s'est occupé de lui, dispensant sans compter son affection au gamin, sans pour autant être payé de retour, jusqu'aux dix-sept ans de Johnny - âge auquel il réalisera tout ce que son oncle a fait pour lui et toute la tendresse que celui-ci lui a donné sans que jamais Johnny de s'en rende compte.
      Il tombe très jeune fou amoureux de sa cousine Mary, qui se suicidera suite à un chagrin d'amour. Il est en guerre ouverte avec son demi-frère Demetrius, fils illégitime de son père, qui le jalouse et le hait et a déjà tenté à plusieurs reprises de le tuer. En revanche, il a pour sa demi-soeur Ludmilla, fille illégitime de son père, une immense tendresse et une affection sans borne.
      S'il avait de l'amitié, et peut-être de la tendresse pour sa première fiancée Catherine, morte assassinée, il vouait en revanche un véritable culte à sa douce Victoria, pour qui il avait une véritable passion. Sa mort l'a grandement affectée.
      Quant à ses deux amis... Et bien il s'est habitué à eux...


    Histoire

      Lieu de naissance Aberline Mansions ; Cornouailles ; Angleterre.

      Lieu d'habitation un vaste manoir au style composite : bâti sur une ancienne forteresse seigneuriale, il a été une première fois restauré à l'époque elisabethaine, puis une deuxième fois sous le règne de la Reine Victoria. Enfin - et bien que le comté du Derby ait été passablement épargné par les bombardements de la Luftwaffe (le maréchal Goering ayant fait ses études dans cette région et étant désireux d'en préserver au maximum les charmes) - quelques réfections se sont avérées nécessaires après la Seconde Guerre Mondiale.

      Histoire de sa naissance à ce jour
      (votre texte : 10 lignes minimum)

      CF post suivant.

      Doit inclure : un passage (court) sur son enfance ; la découverte de ses pouvoirs ; un passage sur l'école (ou, pour les 1ére année, la réception de la lettre) et tous les détails qui vous paraîtront importants !


    Autres détails


      Baguette : 30.3cm, en chêne, contient un crochet de basilic en poudre : achetée chez Ollivander's

      *Particularités autres : /

      Pour les professeurs : matière enseignée sortilèges


    Hors-Jeu

      Code :Check By Ethel

    Re: John Christopher Aberline III

    Message  John C. Aberline le Sam 29 Aoû - 1:01

    John C. Aberline nait en 1949, en Cornouailles, dans le manoir familial. Dès sa naissance, il est haï par son père, le Comte John Aberline deuxième du nom, et se heurte à l'hostilité de l'épouse de celui-ci, Claudia. A cinq ans, il voit Claudia tenter de l'assassiner... et s'écrouler devant lui, morte. Elle s'était empoisonnée. Johnny se retrouve alors seul avec son père qui le maltraite et notamment le fouette tous les soirs. L'attitude du comte John est ambiguë, sa maltraitance est certes physique, mais surtout mentale : dès l'enfance, il s'arrange pour saper chez son fils toute forme de confiance en soi, le persuade que ce qu'il lui fait endurer est pour son bien et le tient dans une dépendance affective profonde. Et Johnny, aveuglé par le charme et le charisme de son père, est persuadé que celui-ci lui inflige toutes ces souffrances par amour.
    Johnny grandit très seul, sans amis, sans famille : son père s'est volontairement coupé de ses frères et soeurs, à la mort de son propre père. Les domestiques l'évitent au maximum, sur ordre du comte, ne lui parlent pas, l'ignorent complètement, se contentent de lui préparer à manger, un repas qu'ils lui laissent sur la table, sans un mot. C'est seul également qu'il découvre ses pouvoirs, un soir, après sa torture quotidienne, alors qu'il est allongé sur le ventre, sur son lit, attendant que la douleur s'estompe un peu. Il n'y a pas de lumière dans la chambre, et son dos le fait tellement souffrir qu'il ne peut pas se lever pour allumer la chandelle qui se trouve sur sa table de chevet. Mais à peine s'est-il fait cette réflexion que ladite chandelle s'enflamme sous ses yeux.
    Il y a toutefois une personne qu'il fréquente : sa jeune cousine Mary, la fille de Carolyn, la soeur aînée de son père. Une gamine qui lui ressemble beaucoup, mais plus vive et enjouée que lui,
    et de surcroît dotée d'un fichu caractère. Bien que sa cadette de deux ans, c'est elle qui le mène au doigt et à l'oeil. Il partage ses jeux, s'ingénie à lui faire plaisir, allant lui chercher ses fleurs préférées, faisant de la magie pour la distraire et l'émerveiller... Tout jeune, il tombe fou amoureux d'elle. C'est lui qui assiste à la découverte de ses pouvoirs et ensemble, ils vont essayer de les développer. Malheureusement, Johnny ne la voit pas souvent, et ses visites ne font que retourner le couteau dans la plaie.
    A onze ans, Johnny reçoit pour la première fois une lettre à son nom. Celle-ci lui est déposée en mains propres par un hibou et porte un cachet qui lui est inconnu. Intrigué, il la décachète et demeure bouche bée : lui, qui, à ce qu'il a toujours entendu dire, est incapable de quoi que ce soit de bon, il est accepté dans une école de magie aussi prestigieuse ? Cela veut-il donc dire qu'il va devoir quitter le manoir, son univers ? Mais il n'a jamais rien connu d'autre...
    Pour une fois, il n'est pas seul quand il va faire ses achats à Londres pour l'école. Son père est là. Mondain, distingué, affreusement à l'aise, et, comme toujours, charmeur. Johnny passe une journée merveilleuse, auprès d'un père qui s'intéresse à lui et, s'il ne lui parle pas beaucoup, ne lui fait pour une fois aucun reproche, même voilé. Le va-et-vient de la capitale, son agitation, sa foule, son bruit, ne laissent pas de l'effarer, et même de l'effrayer, lui qui n'a jamais quitté ses Cornouailles natales. Le Chemin de Traverse en lui-même est un lieu d'émerveillement. Johnny passe d'une boutique à l'autre dans une sorte de rêve, surpris de croiser des visages qui ne détournent pas le regard ou ne semblent pas voir à travers lui comme il en a l'habitude. Mais chez Ollivander's, en essayant une première baguette, Johnny a la surprise de voir son père transformé en démon. Le vendeur s'empresse de réparer ce léger dégât. Le regard que lance alors le comte à son fils est terrifiant et Johnny sent que le soir, la correction sera rude... le reste des achats se passe rapidement et dans le plus grand silence. Le soir venu à la résidence Aberline, Johnny subira le "traitement spécial", celui des grandes bêtises.
    C'est seul qu'il retourne à Londres pour prendre le train. Le coeur battant, terrorisé, nerveux, Johnny se retrouve soudain lâché dans le monde, au milieu de gens normaux, lui qui a toujours été élevé de façon "anormale". Il se précipite dans le premier compartiment venu, s'y calfeutre. Tous ces gens autour de lui... Au milieu du voyage, quelqu'un frappe à la porte. Une fille de son âge, petite, mince et blonde, belle comme un ange, l'air aussi calme que lui a l'air effrayé passe la tête. Elle le regarde, lui sourit. C'est la première fois que quelqu'un d'autre que son père ou Mary lui sourit et il reste désarmé. Elle lui parle, lui demande l'autorisation de s'asseoir. Il acquiesce. Elle s'assied en face de lui, s'excuse encore. Son sourire est contagieux et il ne peut s'empêcher de sourire aussi. Doucement, elle réussit à le faire sortir de sa coquille. Elle s'appelle Victoria et elle a déjà une soeur et un frère à Poudlard, elle sait comment ça fonctionne. Il adore l'écouter, écouter sa voix, très différente de celle, cristalline, de sa cousine. Celle-ci est plus douce, plus grave, un peu éraillée. Elle sonne agréablement à ses oreilles. Lorsqu'elle se lève pour quitter le compartiment, il demeure stupéfait, presque blessé. Il lui faut une minute pour réaliser qu'elle va seulement se changer. Il en profite pour s'habiller lui-même. mais quand elle réapparaît dans le compartiment, il se sent infiniment soulagé...
    Dès l'arrivée, il ne la lâche plus. Elle ne s'en offusque pas, s'en amuse plutôt. Mais à la répartition, ils sont envoyés dans deux Maisons différentes. Elle part à Gryffondor, lui à *** (à définir). Il reste démuni. Mais elle lui promet de "s'occuper de lui", de l'aider, de rester avec lui autant que leur différence de Maison le permet.
    Dans sa Maison, John se fait vite remarquer par son comportement en retrait, silencieux, étrange. Et aussi pour son ignorance totale des rapports humains. C'est un bon élève, doué, comprenant vite, sachant reproduire à la perfection les manipulations effectuées devant lui. Il montre très vite une fascination pour les potions, et notamment les poisons. Il se met à les étudier en détail, à en connaître les effets dans les moindres détails, le fonctionnement, les antidotes. Victoria regarde ça d'un oeil inquiet. Inquiet également est le regard qu'elle porte sur les gens qui s'intéressent à Johnny. Des gens... étranges, vraisemblablement pas très cleans, ni très bien intentionnés à l'égard du jeune homme... mais celui-ci, peu habitué à ce qu'on s'occupe ainsi de lui, ne voit pas plus loin que le bout de son nez... Il ne peut que regretter que sa cousine Mary ait été envoyée à Durmstrang, ce qui l'empêche de la voir. Une seule personne dans son nouvel entourage trouve grâce aux yeux de Victoria : Cléhadore Wargreaves, un garçon d'un an son aîné, très intelligent et intègre.
    C'est pendant l'été de son treizième anniversaire que Johnny apprend la vérité sur sa naissance : il n'est pas, comme il le pensait, le fils du comte John et de son épouse Claudia, mais du comte et de la propre soeur de celui-ci, Carolyn, qui a lentement sombré dans la folie suite à sa naissance. Ladite Carolyn se suicide sous ses yeux après lui avoir révélé la vérité. Lorsque l'asile appelle le comte pour lui apprendre la nouvelle, celui-ci décide d'en finir avec Johnny et tente de l'empoisonner. Mais le garçon, qui se doutait depuis un moment des intentions de son père, déjoue le piège et empoisonne en retour le comte. C'était compter sans le désir de survie de celui-ci, qui s'enfuit en maudissant son fils. On n'entend plus parler de lui désormais et Johnny devient le nouveau comte Aberline à l'âge de treize ans.
    Un conseil de famille est alors réuni pour décider de qui sera son tuteur. C'est le plus jeune frère de son père, Alexander, de retour en Angleterre après de nombreuses années en France et un peu partout sur le continent, qui sera désigné. Jeune - il n'a que vingt-cinq ans - c'est un homme droit et intègre, qui va s'efforcer de donner à Johnny ce que celui-ci n'a jamais eu : de l'amour. Car Xander - comme on l'appelle - aime son neveu. Il détestait son aîné, qu'il savait cruel et mauvais et, d'une certaine façon, se réjouit de sa mort. Au moins, c'est la fin d'un calvaire pour Johnny...
    De retour à Poudlard, Johnny retrouve Victoria, mais aussi tous ses "amis", devenus plus nombreux depuis l'annonce de son titre. Des "amis"... et des "amies". Car non seulement Johnny est riche et titré, mais il est aussi en passe de devenir beau garçon, à mesure qu'il grandit. Si bien qu'à quinze ans à peine, il a derrière lui un palmarès impressionnant... ainsi qu'un paquet de mauvaises habitudes ! Car ses mauvaises fréquentations et l'argent dont il jouit à présent lui donnent accès à deux vices : l'alcool et la drogue. En particulier les opiacés, dont il se rend petit à petit dépendant...
    Parmi ses fréquentations, il y a un garçon un peu plus jeune que lui, nommé Demetrius Attwood. Un garçon qui fait preuve de beaucoup de sollicitude - trop, à entendre Victoria. Ce à quoi Johnny répond qu'elle est décidément d'un naturel trop méfiant, à voir le mal partout... Jusqu'au jour où, suite à une surdose, il se retrouve à l'infirmerie. Ouvrant les yeux, il s'attendait à voir Victoria, comme elle l'a déjà fait plus d'une fois... Mais c'est un autre visage qui se penche sur lui. Un visage dont le regard luit d'un éclat de folie meurtrière. Le visage de Demetrius. Un Demetrius qui lui murmure à l'oreille son plan pour le tuer, lui, le fils légitime de leur père... Johnny ne devra sa survie qu'à l'intervention de Victoria qui, inquiète pour sa santé, est venue passer la nuit près de lui... et déloge Demetrius d'un Expelliarmus bien placé et qui lui vaudra des ennuis avec la direction... Demetrius, lui, sera renvoyé de l'école.
    A dix-sept ans, Johnny assiste impuissant au suicide de Mary qui s'empoisonne suite à un chagrin d'amour. C'est un coup dur, car sa cousine était après tout son premier amour. Là encore, c'est Victoria qui le soutient. Depuis leur première rencontre, leur relation a peu évolué : Victoria demeure celle qui le rassure, le console, le soutient et, dans certains cas, le guide. En somme, elle le materne un peu, car, au même âge, elle est bien plus consciente des réalités. Et même si l'épisode avec Demetrius l'a pas mal refroidi, Johnny est maintenant trop intoxiqué pour se passer d'opium et d'alcool, malgré les nombreuses tentatives de Victoria et Cléhadore - devenu un ami avec le temps - pour le faire décrocher.
    La même année, Johnny apprend qu'il est fiancé à une jeune femme nommée Catherine Locklear, fille d'amis de la famille. Une jeune fille très jolie, follement amoureuse de lui, mais pour qui il n'éprouve rien. Elle est suivie d'une cour d'admirateurs, et notamment d'Alistair Dragonsword, jeune homme d'une vingtaine d'années, véritable colosse un peu étourdi, mais au coeur aussi gros que les muscles et moins stupide qu'on ne le croit. Aussi, lorsque Catherine se fait assassiner, Johnny, Alistair, Cléhadore et Victoria se plongent dans l'enquête. Car autour du jeune homme, les morts se multiplient ! Anciennes conquêtes, "amis" plus ou moins proches, rivaux potentiels... Tout cela l'intrigue, d'autant qu'il lui semble reconnaître certains des poisons utilisés : des poisons qui semblent provenir de la collection qu'il s'est constituée au fil des ans...
    Au cours de leurs investigations, John et ses amis découvrent une autre enfant illégitime du comte : Ludmilla King, à l'époque âgée de dix ans, est en effet la fille du comte et d'une servante. John s'y attache de suite et prend la fillette, orpheline de mère, sous son aile.

    Re: John Christopher Aberline III

    Message  John C. Aberline le Mar 1 Sep - 2:23

    De mystère en mystère, Johnny, Victoria, Cléhadore et Alistair remontent jusqu'à un groupe de sorciers, fanatiques du Sang Pur, qui se désignent du nom pompeux de Mangemorts. Ils ne sont alors encore que quelques uns, parmi les familles les plus riches et les plus nobles. Mais il semblerait que parmi eux, il y ait le comte John C. Aberline II... Car le comte n'est pas mort, quand Johnny l'a empoisonné. Non, il s'est enfui, prenant l'antidote approprié pour ne pas mourir, et a passé ces années à préparer sa vengeance. Et l'affrontement entre le père et le fils devient inévitable...
    Et pourtant, il est évité une nouvelle fois grâce à l'intervention d'Alexander, qui prendra le sortilège destiné à son neveu, ce qui le laisse paraplégique. Le comte alors disparaît à nouveau. On est alors en 1967, Johnny a 18 ans. Il s'ensuit une période de calme qui va durer plusieurs années. Période de calme où Johnny va s'efforcer de faire le point sur sa vie jusqu'à présent. Et il prend conscience soudain que, lui qui se croyait détesté et rejeté de tous, il est au contraire mieux entouré que bien des gens : son oncle Alexander, sa soeur Ludmilla, Alistair et Cléhadore... et Victoria. Sa Victoria, dont la présence lui est désormais indispensable. Victoria dont il est amoureux.
    L'année suivante, il lui demande sa main. Mais avant cela, il a fait de nombreux sacrifices, diminué de façon drastique sa consommation d'alcool, cessé de fréquenter des demoiselles légères, et presque éliminé l'opium de sa vie. Presque seulement, car à l'impossible nul n'est tenu... Victoria sera sensible à ses efforts et acceptera de l'épouser. Ils se marient au mois de janvier 1969.
    La fortune des Aberline permet au couple de vivre confortablement sans avoir à se soucier de quoi que ce soit, tout en éduquant Ludmilla. Alexander, Cléhadore et Alistair logent avec eux au manoir. Pour la première fois depuis sa naissance, Johnny goûte au bonheur.
    Mais ce bonheur s'assombrit quand, au milieu des années 70, on commence à entendre parler des Mangemorts. Ni Johnny, ni ses amis n'ont oublié ce groupe, ni leur idéologie. Mais ce qui n'était alors qu'un petit groupe de fanatiques est en passe de devenir une armée de sorciers, visiblement décidés à prendre le pouvoir en Angleterre. Ce que personne ne veut parmi eux, car cela signifierait que le comte et Demetrius seraient en position de pouvoir eux aussi... Une chose qui n'est certes pas souhaitable ! Aussi décident-ils de se battre de leur côté, sans se joindre à l'Ordre ou au Ministère. Car ils mènent une lutte personnelle, moins contre les Mangemorts que contre le comte et Demetrius - les Mangemorts ne sont que des cibles collatérales...
    En 1979, Victoria, enceinte, est mise à l'écart de la lutte par les quatre hommes. Johnny et elle ont alors trente ans, Ludmilla vingt, Alistair trente-trois et Cléhadore trente et un. On envisage de célébrer le mariage d'Alistair et Ludmilla après la naissance du bébé. Hélas, Victoria décède en mettant au monde un enfant mort-né. Un garçon. Johnny est anéanti. Désespéré, il se jette corps et âme dans les seules choses qu'il connaisse qui puissent détourner son esprit de son chagrin : l'alcool, l'opium et ce combat qui n'a pour but que de détruire celui qui a fait de sa vie un enfer.
    Lorsque Voldemort tombe, en 1981, Johnny a enfin l'occasion d'affronter son père et son frère face à face. Mais encore une fois, ce duel lui est escamoté par une dérobade du comte, qui disparaît pour la troisième fois, emmenant avec lui Demetrius et laissant Johnny seul et démuni, sans ennemi à combattre et sans sa Victoria, si nécessaire à son équilibre. Il plonge alors dans un état d'abattement profond, une sorte d'apathie, une dépression dont rien ne semble pouvoir le distraire. Les bouteilles s'accumulent dans le manoir, et sa chambre où il s'enferme à longueur de journée est saturée de fumée d'opium.
    C'est là qu'intervient Cléhadore. Celui-ci connaît pour l'avoir souvent vu à l'oeuvre le talent de John en matière de magie - sortilèges et potions en tête. Aussi, quand Poudlard publie une annonce disant qu'on y recherchait un professeur de Sortilège, Cléhadore - habile faussaire - prend la liberté de répondre en imitant l'écriture et la signature de John pour postuler à cette chaire. Et quand une réponse invitant John à se présenter à l'entretien, il n'a plus eu qu'à le mettre devant le fait accompli...
    avatar
    William Forthee

    Masculin Humeur : Sombre
    Localisation : Quelque part dans Poudlard

    Re: John Christopher Aberline III

    Message  William Forthee le Mar 1 Sep - 15:37

    Bien.. bien... bien...
    Vous n'avez plus qu'à féliciter votre ami, Professeur Aberline !!



    [fiche validée]

    Contenu sponsorisé

    Re: John Christopher Aberline III

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Sam 17 Nov - 23:45